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Actualités

Le Niger fasse à l’insécurité grandissante

31 mai 2022
La situation sécuritaire au Niger est de plus en plus inquiétante. Ces dernières semaines, sur ordre de l’armée, de nombreuses familles ont été déplacées pour se mettre en sécurité dans les villages alentours.

Depuis 2013, le Mali (voisin du Niger) lutte contre les groupes djihadistes implantés dans le nord du pays. Ces milices ont ensuite étendu leur rayon d’action, pénétrant au Nord du Burkina-Faso, mais aussi à l’Est du Niger, là où vit le peuple Gourmantché.
L’Évangile a connu une percée importante depuis 2009 dans cette ethnie. Des centaines de villageois se sont convertis, des dizaines de villages ont maintenant leur lieu de culte et de nombreux jeunes gens ont répondu à l’appel de Dieu.
Nos missionnaires ont travaillé à l’enseignement de ces élèves-pasteurs pendant des années. Un institut pastoral, l’ITFG (Institut Théologique Franco-Gourmantché) accueille chaque année une vingtaine d’élèves et un nouveau terrain a même été acheté pour répondre aux besoins croissants dans la formation.
Depuis presque 2 années, les chrétiens et les pasteurs sont menacés. Certains ont été enlevés, puis heureusement relâchés. L’objectif de ces menaces : éradiquer toute présence chrétienne dans ces villages.

Afin de se protéger de ces menaces qui s’intensifient, les villageois ont dû quitter leur village. Plus de 50 familles chrétiennes font partie de ceux qui sont partis, avec pour seul bagage, quelques effets personnels. Ces familles laissent derrière elles tout ce qu’elles possèdent pour s’installer dans des villes plus calmes, sous des arbres pour seul abri et ce, pour une durée indéterminée parce que les quelques rares structures existantes de l’État n’ont pas les capacités d’accueil suffisantes. Ces personnes ne vivent aujourd’hui que de la solidarité des personnes de bonne volonté, dans une région déjà touchée par une extrême pauvreté.
Nos collègues pasteurs du Niger aident actuellement ces familles, mais leurs moyens sont limités.

L’Action Missionnaire s’engage aux côtés de nos partenaires et de l’Église nationale pour prendre part à cette aide en cette période difficile. L’incertitude est grande quant à un retour de ces familles dans leurs villages, d’autant que de juillet à septembre, les réserves se vident et la nourriture commence à manquer, vu que les récoltes ne se feront qu’en octobre. Alors nous voulons déjà anticiper les besoins de ces familles qui subissent de plein fouet ces difficultés.
Merci pour votre aide.

Merci pour votre soutien.